Un nouveau titre est sorti le 27 mai dans la collection « Le mot est faible » aux éditions Anamosa : « Langue » de Cécile Canut, professeure des universités en Sciences du langage, dont voici des publications sur Cairn :

https://www.cairn.info/publications-de-C%C3%A9cile-Canut–27091.htm

Elle est également réalisatrice de films documentaires.

Vous avez déjà pu découvrir les précédents : « Race », « Sciences », « Utopie » et « Journalisme », autant dire que c’est une collection fortement appréciée pour son court format et sa grande relevance.

Discours managérial, construction identitaire personnelle et collective par la langue, concept de race autour des langues, la puissance de la parole et son impact; Cécile Canut mène la barque avec une connaissance pointue qui saura charmer et convaincre les initié.e.s, de même que les curieux.ses.

  • Ce qu’en dit l’éditeur :

« La langue française est le produit d’une histoire. Elle s’est patiemment construite à partir du XVIIème siècle, à la faveur de préoccupations d’ordre plus souvent politique que culturel.

Homogénéisée, fixée standardisée au motif d’affermir l’unité nationale, la langue a progressivement mis de côté la diversité des pratiques langagières que, par ailleurs, librement, continue de recueillir l’activité de parole.

Au nom de sa domination, la langue a entraîné des hiérarchisations propres à dévaloriser des formes non institutionnalisées ou non écrites remisées dans des catégories mal perçues : patois, dialectes, pidgins, mélanges, petit-nègre, etc. »

  • Ce qu’en dit l’auteur :

« Cette langue en monument repose sur une double appréciation qui renforce l’unité de la langue : la fixation du sens et la postulation de l’ordre des mots de manière impérieuse, si ce n’est définitive. La première se sera faite avec l’intronisation du dictionnaire, la seconde avec la volonté de systématisation d’une grammaire toute-puissante. »

page 23

« La politique de la langue s’est coulée dans la politique de la race. »

page 37

« La langue semble aller de soi, elle est conçue dans notre société comme une évidence, un phénomène naturel, voire inné. Pourtant sa construction résulte, dans différents pays européens et particulièrement en France, d’un long travail politique de dissociation d’avec la parole, au point d’imaginer que celle-ci ne serait que la part individuelle, variante, de la langue.

page 85

Pour en découvrir davantage :

https://anamosa.fr/livre/langue/

A bientôt pour un nouveau titre de l’exquise collection « Le mot est faible » 😉

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