L’histoire d’une femme abandonnée… Une romancière qui tente, malgré tout, de réécrire de la fiction.

Un roman de 170 pages aux éditions des femmes – Antoinette Fouque mêlant réconfort et mélancolie.

J’avais eu l’opportunité de découvrir son son roman A vous qui avant nous vivez, publié en 2018 à la même maison d’édition et déjà cette lecture m’avait bouleversé. La promesse d’un nouveau chamboulement aux côtés de cette autrice a été tenue.

Résumé : « L’amour fait naufrage. A Paris, sous les toits, la narratrice grave son calendrier comme Robinson Crusoé. Elle échafaude aussi d’audacieuses architectures de petites cuillères ou note des idées pour faire fortune. Dans son hamac, elle accueille enfants ou amants, échos du dehors, rêves ou cauchemars du dedans.

Ce livre est son journal doux-amer, tissant réalisme, poésie et contes cruels. Il s’adresse à celui/celle qui lira peut-être (dis, tu es là ?).

Rien ne s’efface, tout s’entrechoque au fil de quatre saisons plus une : quinze ans après, en 2020, tout a changé. Mais le temps joue des coïncidences, et la réalité avec la fiction. ».

Confidences légères comme une plume

Elle nous lie à elle en déliant sa langue à même le papier. Déversant ce qu’elle a dans la tête et sur le cœur, nous devenons ces confidents, point prisonnier de cette bulle sincère mais plutôt aux côtés d’une amie rêvée, souvent imaginée, rarement rencontrée.

Surprenante par sa résilience, l’envie saine d’aller au bout des pages nous assaille alors dès le livre ouvert. Elle partage ses pensées, ses humeurs, ses émotions, sa vie avec nous, là, dans son hamac, où elle aime dormir. Nous faisons la connaissance de ce lieu qui l’habite plus qu’elle ne l’habite en réalité, malgré quelques balades au Luxembourg et en Bretagne. Sans oublier, son amant occasionnel…

Elle nous offre son monde, un monde tout prêt à nous recevoir, bien installés, non pas dans les bras de Morphée mais bien dans ceux du rêve, de la poésie et de la réalité.

 » Par contre, le souvenir des petits soleils d’or qui sentent le curry et l’été, avec la mer que tu entends de l’autre côté de la dune, a un effet roboratif. Pas besoin de gouttes magiques, le souvenir suffit. C’est une promesse d’été, une confiance qui monte de la mémoire du corps. »

Page 109

Pour en découvrir davantage

Nathalie Léger-Cresson est née à Paris. Quatre ans au Mexique pour son doctorat en biologie l’orientent vers l’écriture. Elle publie d’abord pour la jeunesse. Autrice d’une pièce de théâtre et de fictions radiophoniques pour France Culture, elle a enseigné le français avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Ses trois précédents romans ont été publiés aux éditions des femmes – Antoinette Fouque.

L’élégance et la vivacité de Nathalie Léger-Cresson permettent à son nouveau roman de se faire une place de choix dans nos bibliothèques, livre réconfortant dans les moments mélancoliques, il nous murmure à l’oreille le besoin d’un retour à soi.

A retrouver dans toutes les bonnes librairies !

Mots-clés : Confidences / Tranche de vie / Mélancolie

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