L’année 2020 nous a réservé bien des surprises, surtout en littérature. La poésie non plus n’y a pas échappé, faisant alors une heureuse !

C’est avec humilité que je vous partage les 6 coups de cœur qui m’ont emporté loin et pour longtemps. 2020 a aussi été synonyme de découvertes de plus de poétesses, de poésie écrite par des femmes et quelles découvertes !!!

Des écrits sublimes que l’on ne nous montre pas à l’école par exemple ou encore des poèmes de toute beauté que l’on se met à adorer alors que c’est écrit, pour certains, depuis bien des années. Les projecteurs sont trop souvent mis sur les poètes et non les poétesses, c’est pourquoi avec la rubrique que j’avais mise en place durant le premier confinement (« Paroles de poétesses »), mon but est de mettre toute la lumière nécessaire sur ces femmes poètes.

  1. L’autre moitié du songe m’appartient, d’Alicia Gallienne, aux éditions Gallimard :

Vous voyez la fulgurance à quoi cela peut ressembler ? Et la douceur ? Et la justesse ?

Prenez ces trois là, mélangez-les bien et lisez ce qui en ressort, votre cœur s’éprendra face à tant d’émotions bouleversantes, face à cette jeune femme condamnée, qui le sait et qui pourtant écrira avec son âme toute entière pour ne pas disparaître tout à fait et surtout pour crier au monde de s’aimer envers et contre tout.

Parution le 6 février 2020.

~ Pour en découvrir davantage :

Ma lecture d’un extrait :

https://www.facebook.com/culturessauvages.radio/posts/875329382974033

–> Documentaire de France Inter :

https://www.franceinter.fr/emissions/ca-peut-pas-faire-de-mal/ca-peut-pas-faire-de-mal-08-fevrier-2020


2. Éphéméride, de Valérie Rouzeau, aux éditions Table Ronde :

Valérie Rouzeau, poétesse et traductrice française, nous fait le cadeau d’un format singulier : un journal sans ordre chronologique, entremêlé de divers poèmes et mêlé de correspondances, de traductions ou encore de nombreux commentaires. Une forme quelque peu unique, au-delà d’une possible impression de dispersion, qui a pour effet d’animer le sentiment de la pluralité des temps au sein du « ici et maintenant ».

Tourner les pages est synonyme de toucher la vie même, une vie qui passe, des jours qui passent et les saisons avec. Des hauts, des bas, des sens insensés qui ont plus de sens qu’on le croit. Un souffle chaud que l’on partage très volontiers, que l’on garde près de soi, le plus près possible pour sentir le message, et plus que le message encore, le fondement d’une poésie intime. A chacun sa poésie, et Valérie Rouzeau fait partie de celles et de ceux qui partagent.

Parution le 5 mars 2020.

~ Pour en découvrir davantage dans un article du Monde :

https://www.lemonde.fr/critique-litteraire/article/2020/03/26/ephemeride-de-valerie-rouzeau-le-feuilleton-litteraire-de-camille-laurens_6034504_5473203.html


3. Tu es la plus belle chose que j’aie faite pour moi, d’Elvira Sastre, aux éditions NiL :

Alerte beauté en vue ! C’est exactement cela : de la beauté à même le papier qu’il est difficile de quitter des yeux. Autrice et poétesse espagnole, Elvira Sastre a publié ce bijou aux éditions Nil en septembre dernier, c’était d’ailleurs parfait pour bien démarrer l’automne. Partageant avec nous ce que nous avons ou pouvons tous traverser, une rupture amoureuse, elle a cette bonté de nous inviter à ses côtés dans ce voyage à plonger au cœur de l’amour, la douleur, la perte et … la guérison.

Recueil synonyme de résilience, des mots et une plume que l’on ne peut oublier de sitôt. C’est bien simple, plus que mon cœur, c’est mon âme qui s’est laissée emporter et elle aime qu’on lui parle ainsi : avec pure sincérité.

Née en 1992, Elvira Sastre est poétesse, romancière et traductrice espagnole. À l’âge de 12 ans, elle écrit son premier poème et, trois ans plus tard, elle ouvre un blog de poésie, « Relocos y Recuerdos ». En 2017, son deuxième recueil de poésie, Tu es la plus belle chose que j’aie faite pour moi, connait un accueil exceptionnel en Espagne et à l’international. Elle a reçu en 2019 le prestigieux prix Bibioteca Breve pour son premier roman Días sin ti.

Parution le 10 septembre 2020.

~ Pour en découvrir davantage :

L’un de ses poèmes interprété en espagnol par l’autrice elle-même :


4. Une femme sans pays, d’Eavan Boland, aux éditions Le Castor Astral :

Eavan Boland, poétesse irlandaise, autrice et professeure irlandaise nous a quittés en avril dernier… Elle a laissé derrière elle un recueil de poèmes, « Une femme sans pays » aux éditions Le Castor Astral, pour nous permettre de mieux percevoir le monde qui se présente devant nous. Traitant de l’identité nationale irlandaise et du rôle particulier et nécessaire des femmes de l’Irlande, ce pays magique à l’histoire particulière, ses derniers mots sont d’autant plus forts et doux à la fois. 

Fracturant la langue avec sensibilité pour mieux la magnifier, tel est le don de cette poétesse qui mérite d’être davantage découverte. Faisant de la magie avec les sujets de la vie ordinaires, elle saura vous bousculer à sa manière. Etes-vous prêts ?

Parution courant 2015, l’autrice nous a quittés en avril 2020.

~ Pour en découvrir davantage :

Ma lecture d’un extrait de son recueil :

https://www.facebook.com/culturessauvages.radio/posts/880536249120013

–> Documentaire sur France Culture :

https://www.franceculture.fr/emissions/jacques-bonnaffe-lit-la-poesie/eavan-boland-une-femme-sans-pays-14-les-femmes


5. Ce que dit le nuage, d’Enza Palamara, aux éditions Poesis :

Aux éditions Poesis, que j’affectionne particulièrement, Enza Palamara a écrit et esquissé au fusain son recueil « Ce que dit le nuage » au sortir d’une grave maladie. Durant sa longue convalescence, les dessins, l’énergie, l’histoire, les émotions se sont imposés à elle de façon mystérieuse, se sont assemblés avec douceur, des mots ont fait leur apparition et de là, un message. Quel livre qui est justement apparu dans ma vie au moment opportun ! Vie, Espoir et Pureté nous parlent au cœur directement. Ce nuage, qui se veut intermédiaire entre en haut et en bas, nous montre toutes ses facettes, des plus sombres aux plus clairs pour finir par un blanc éclatant laissant un profond sentiment de plénitude. Vous serez charmés et apaisés. Un refuge de paix, un endroit unique de calme.

Parution le 11 mars 2020.

~ Pour en découvrir davantage :

Ma lecture d’un extrait :

https://www.facebook.com/culturessauvages.radio/posts/886881895152115

https://www.recoursaupoeme.fr/enza-palamara-ce-que-dit-le-nuage/

6. Le Livre des anges suivi de La Nuit spirituelle et de Carnet d’une allumeuse, de Lydie Dattas, aux éditions Gallimard :

✨ Lydie Dattas est poétesse depuis déjà bien longtemps… Ses mots sont cristallins, purs, beaux et émouvants.
Elle prend la parole telle une médiatrice entre la terre et le ciel. Elle nous tend la main et nous emmène avec elle, là-haut, dans un endroit de paix. Qu’il est bon de la lire et de se poser avec elle et pour soi. Pour se remplir de tout et finalement de rien.

🌙 Ce recueil rassemble des extraits de plusieurs de ses précédents recueils connus du lectorat, il a été publié en juin dernier par les éditions Gallimard, quel beau cadeau ! 😍

✨ Lydie Dattas a vingt ans lorsque ses poèmes tombent entre les mains du poète Jean Grosjean, lecteur chez Gallimard, qui la remarque. Dès lors, une correspondance s’entame entre eux et aboutit en 1970 à la publication au Mercure de France d’un premier livre, « Noone ». Elle dépeint alors sa rencontre originelle avec la poésie et la lumière quand, âgée de trois ans, tombant malade, elle est confiée deux mois aux seuls soins d’une religieuse dont la bonté la sauve. Fille d’un organiste virtuose, elle s’interroge très tôt sur l’absence de femmes dans l’histoire de l’art.

Voici ma lecture d’un de ses poèmes :

https://www.facebook.com/watch/?v=990934854673265

Parution le 4 juin 2020.

~ Pour en découvrir davantage :

–> Entretien avec Laure Adler sur France Culture en 2010 :

Et vous, qu’est-ce que la poésie vous a apporté de beau, de doux et de puissant en 2020 ?

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