Chroniques littéraires

Besoin d'inspiration pour un titre, envie de découvrir de nombreux univers ou tout simplement de remplir sa pile à lire ?
Les chroniqueurs littéraires de Cultures Sauvages sauront répondre à votre fièvre de lecture, chacun avec son style sauvage.

Les articles récents

"La dernière neige", d'Arno Camenisch, Quidam éditeur

« Des flocons comme des pétales de fleurs, dit Paul, de vrais sparadraps, ça t'éclaire droit dans le coeur. » Une histoire fraternelle et salutaire, une alliance alpine entre deux grisons, un hymne à la terre et à la lucidité, au style aussi, donc à la littérarité. La gravité laisse une empreinte sur la neige et dans nos têtes. Le productivisme moderne, le réchauffement climatique laissent des traces et l'optimisme s'éloigne. Alors, lisons un livre qui fait sourire et réfléchir, de concert, de surcroît !

"L'étrangère", d'Olga Merino, aux Éditions DALVA 

Un western moderne qui prend place dans un village espagnol reculé, loin de la ville, loin du monde et de la solidarité Un roman à savourer à ressentir, Un affrontement culturel lointain et proche à la fois Une réalité, une histoire brillante sur la solitude, sur l'isolement, volontaire ou subi L'une des meilleures voix de la littérature espagnole contemporaine publiée par les éditions Dalva

« Vide sanitaire », de François Durif : un cheminement accompagné, lumineux et sublime

Une respiration, un espace d'air, une très dense traversée. Un cheminement, une itinérance en errance pleine de sens en compagnie d’une âme qui sait regarder, interroger et qui sait surtout qu’elle ne sait pas tout. Une lecture vibrante mais solide. Etonnante alliance. Un livre que l'on n’a pas envie de finir même quand on sait déjà que la page finale sera la fin, mais... de quoi ?

« Ceux qui trop supportent », d’Arno Bertina : le collectif en lutte, mis à nu et en avant, «notre» combat.

Un combat collectif mis en mots, car la littérature dit et fait dire. Au coeur d'une lutte, il est question d'honneur, de droit, de fierté, d'honnêteté et de littérature. La lutte est collective, comme le livre, car l'auteur rassemble pour faire dire ensemble. On y retrouve, on y rend leur sens aux mots dans une situation tragique emplie de vents contraires à affronter. Laissons nous aimanter par ce texte, comme l'auteur l'a été par la lutte qu'il nous relate.

« Milwaukee blues », de Louis-Philippe Dalembert aux éditions Wespieser : un ample roman, choral et bouleversant

Le portrait d’un martyr, le destin tragique d’un habitant de Milwaukee. Un enfant qui a grandi dans le ghetto. Un jeune homme que son talent pour le football américain promettait à un riche avenir malgré cela. Une fiction détaillée, documentée. Un roman choral qui présente le pire de l’humanité pour faire ressortir l’espoir d’une humanité meilleure. Un immanquable.

« Si maintenant j’oublie mon île », de Serge Airoldi aux éditions de l’Antilope : un Mike Brant porté aux nues ou un Moshé Brand mis en abyme ?

Les vies et la mort d'une étoile. Un texte personnel, profond, tendu, court et fort. Un tombeau de mots, entre érudition et poésie, en connexion avec l'Histoire. Une tangente, une belle ligne de fuite pour mieux connaître un homme dont personne n'avait encore exploré la vie de cette façon là.

“Wonder Landes”, d'Alexandre Labruffe, aux éditions Verticales

Il est des fictions entremêlant tous les genres, du journal intime à la poésie. Il est des univers familiaux terriblement singuliers. Il est des styles uniques, étonnants et prenants, et ce dès les premières lignes. Il est des livres qui ne ressemblent à aucun autre. Découvrez l'un de ces livres ! Un roman cacophonique, brillant et saisissant, déraillé, déraillant avec talent, aussi chancelant qu'humainement touchant.